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Quand un deuil ancien reste douloureux : comprendre et avancer

Votre deuil dure depuis longtemps et la douleur persiste ?

Découvrez pourquoi certains deuils restent ouverts et comment retrouver progressivement apaisement et sérénité.


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Introduction : le temps ne guérit pas toujours toutes les blessures


Le temps est souvent présenté comme le grand guérisseur. Pourtant, pour certaines pertes, les années passent, et la douleur reste.


Beaucoup de mes clients me disent : « oui ,c'est ok pour moi, j'ai fait mon deuil », pour se rendre compte, parfois longtemps après, que ce n’était pas totalement vrai.

J'ai moi même était dans cette situation, pensant que "quand même 14 ans après c'est sur que j'ai fait le deuil".


Le deuil peut rester douloureux longtemps , et ce n’est pas une question de faiblesse ou de fragilité.

Il existe des raisons concrètes qui expliquent pourquoi certaines blessures restent ouvertes, et il est possible de trouver un chemin vers l’apaisement.


Pourquoi un deuil ancien peut rester douloureux


Même longtemps après la perte, certaines blessures peuvent rester présentes pour plusieurs raisons :


  • Émotions figées

    La tristesse, la colère, ou la culpabilité peuvent s’installer et ne jamais totalement disparaître. Parfois, ces émotions reviennent soudainement, sans avertissement, lors d’un souvenir ou d’un événement déclencheur. Elles signalent simplement que le deuil n’a pas encore trouvé son espace pour s’exprimer et être accueilli pleinement. Tant qu’elles n’ont pas été écoutées, l’acceptation du deuil est comme figé


  • Loyautés familiales et transgénérationnelles

    Nos deuils personnels ne sont jamais complètement isolés : il peut y avoir des influences inconscientes venant de générations précédentes. Par exemple, des deuils non faits chez nos parents ou grands-parents peuvent créer des blocages émotionnels qui se manifestent chez nous. Comprendre cette dimension transgénérationnelle peut aider à libérer ce qui reste figé.


  • Vécu personnel intense

    Certaines périodes de la vie rendent le deuil plus complexe. La perte d’un parent ou d’un être cher à l'enfance ou l’adolescence, ou dans un moment de transition important, peut laisser des traces profondes qui nécessitent plus de temps et de soin pour être apaisées.


  • Contexte social et absence de rituels

    Ne pas avoir eu l’espace pour pleurer, partager ou honorer la mémoire du défunt peut prolonger la douleur. Dans toutes cultures des rites sont présents (enterrement, s’habiller en noir ou en blanc selon les cultures, cérémonies religieuses, fleurs déposées, allumer une bougie ect... ) Ils jouent un rôle essentiel pour transformer la souffrance en souvenir apaisé.


  • Solitude

    Etre seul dans son parcours de deuil rend la situation plus difficile. Pouvoir parler à une oreille attentive, pouvoir échanger permet de se libérer et de s’apaiser


  • « Je dois rester fort »

    Vous deviez rester un « pilier » pour les personnes autour de vous, pour votre famille, pour vos enfants. Vous avez mis vos émotions de côté, vous avez avancé sans flancher mais sans vraiment vous écouter. Résultat, des années après, le corps, les émotions vous rattrapent.



Signes qu’un deuil n’est pas totalement apaisé


Même après des années, certains signes montrent que le deuil reste présent et mérite attention :


  1. Difficulté à évoquer la personne disparue

    Si parler du défunt déclenche toujours une émotion intense ou un blocage, c’est un signe que le deuil est encore actif.


  2. Sentiments persistants

    La tristesse, la colère, ou la culpabilité peuvent s’installer et ne jamais totalement disparaître. Parfois, ces émotions reviennent soudainement, sans avertissement, lors d’un souvenir ou d’un événement déclencheur. Ou au contraire elles peuvent s’installer durablement dans votre quotidien. Elles signalent simplement que le deuil n’a pas encore trouvé son espace pour s’exprimer et être accueilli pleinement.


  3. Sensation de vide ou d’inachevé dans la vie quotidienne

    La perte peut laisser un espace vide qui semble impossible à combler. Ce vide n’est pas un défaut, mais un rappel que le deuil mérite un espace pour être transformé.


  4. Difficulté à investir pleinement sa vie actuelle

    Vous sentez que vous ne pouvez pas avancer pleinement, profiter du présent, rentrer en relation avec d'autres personnes. Vous avez une difficulté à vous sentir dans l’instant présent : « vous êtes là sans vraiment l’être »


  5. Anesthésie des émotions

    Vous avez du mal à vivre pleinement vos émotions, à les ressentir intensément. Vous manquez de joie.



Comment avancer lorsque le temps ne suffit pas


Reconnaître que le deuil n’est pas terminé est déjà un pas vers l’apaisement.

Voici quelques pistes concrètes pour aller plus loin:


  • Créer des rituels personnels

    Un geste simple, un mot, une pensée quotidienne ou une cérémonie intime peut honorer la mémoire du défunt et aider à accueillir la perte de manière apaisée.

    Vous pouvez également lui écrire une lettre que vous pouvez ensuite brûler ou mettre dans un endroit symbolique pour vous ou la personne décédée.


  • Trouver un espace de parole

    Que ce soit avec un proche ou un groupe de parole, pouvoir partager sa peine permet de ne pas rester seul avec la douleur et de recevoir une écoute bienveillante. Rester avec ses émotions sans les exprimer, les grave en vous. Il est important de pouvoir libérer la parole pour apaiser sa peine.


  • Accepter ses émotions

    Que se soit de la colère, de la tristesse il est important de ne pas refouler ses émotions mais de les vivre pleinement. Les refouler sera au contraire contreproductif et rendra plus long le processus. Autorisez vous à pleurer, à libérer vos émotions. Plus vous luttez contre, plus ce sera douloureux.

    Si vous les refoulez en y mettant un voile dessus, il y a de fortes chances qu’elles ressurgiront d’un coup même longtemps après et de façon disproportionnée voire violente.


  • S’ouvrir à un accompagnement thérapeutique

    Un accompagnement spécifique peut aider à identifier et libérer les blocages invisibles, apaiser les émotions persistantes et rétablir un lien plus serein avec le défunt.

    Il existe des associations comme Vivre autrement, JALMALV, Empreintes qui proposent des cercles de paroles. Vous pouvez aussi contacter un psychologue ou une accompagnatrice au deuil. Dans mon travail, j’utilise l’outil des constellations familiales et des actes symboliques pour accompagner chacun vers une libération et un apaisement durable.



Et NON, on n’est pas faible quand on n'arrive pas à faire le deuil.
On n'est pas faible non plus quand on pleure ou qu’on se fait aider.
Tout le monde à besoin d’un coup de pouce à un moment dans sa vie. La perte d’une personne est douloureuse et cette douleur est légitime. C’est un traumatisme qui ne doit pas être vécu silencieusement.



Retrouver l’apaisement, même après des années


Le chemin du deuil n’est pas linéaire et peut sembler long. Mais il est toujours possible de retrouver un espace de paix intérieure, de renouer avec soi et avec l’être disparu différemment.

Si votre deuil reste douloureux n'hésitez pas à vous faire accompagner.


Le chemin du deuil n’est pas une fin : il peut devenir une renaissance.

Traverser le deuil c’est réapprendre à vivre



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Laetitia Lamouroux

Thérapeute spécialisée dans le transgénérationnel. Psychogénéalogiste et constellatrice familiale et accompagnatrice au deuil

 
 
 

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